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La nomination comme directrice adjointe chargée de la coordination éditoriale de l’ex-directrice de la rédaction nationale et de franceinfo est une gifle cinglante de la Présidence au visage de nombreux salariés, mais aussi des managers, élus du CSE siège et représentants des organisations syndicales.

Au-delà des contours plus que vaseux de ce poste qui apparait une fois de plus comme un recasage doré – apparemment la chasse aux ETP ne concerne pas les hautes-sphères – il s’agit d’une nomination honteuse vu le passif de cette directrice.

La CGT a plusieurs fois dénoncé son management toxique, qui a été mis en exergue par une enquête paritaire, suite à l’accident du travail de l’ancienne DRH de l’info, tellement violemment prise à partie verbalement par ladite directrice, qu’elle en fit un malaise qui nécessita l’intervention des secours.

Une autre fois, un manager de la rédaction nationale fit lui aussi un malaise en pleine conférence de rédaction, après avoir subi ses attaques à répétition.

Autre exemple, gravissime : cette directrice ne trouva pas mieux qu’intimer l’ordre par écrit de licencier pour inaptitude une salariée en restriction médicale, comme en témoigne cet extrait de mail qu’elle a envoyé à la DRH le 29 avril 2025 :

« Maintenant ça suffit. Si elle ne peut ou veut rien faire, je crois qu’il est grand temps qu’elle parte en inaptitude et arrête de nous faire perdre le nôtre. Peut-on avancer ? »

Est-ce bien là le visage du management que FTV veut donner au plus haut niveau ?

Et ce n’est pas tout. Sur le plan éditorial, ce n’est pas plus reluisant.

On se rappelle entre autres, alors que cette même directrice était aux manettes, la grave faute éditoriale qui a conduit le 13h et le 20h, coup sur coup à confondre Samuel Paty et Dominique Bernard, sans le moindre rectificatif à l’antenne. Cette faute professionnelle n’a jamais été sanctionnée.

C’est donc cette manageuse contestée que FTV met en avant, au moment même où la direction assure vouloir sortir d’un management vertical (« Le hiérarchique, ça ne marche pas. » S. Sitbon-Gomez, CSEC avril 2026) et alors que, de toutes parts, on demande à France Télévisions de redoubler d’exigence éditoriale et d’exemplarité.

Zéro mépris : c’est la société modèle promue par un sociologue dans les années 90.

À France Télévisions, on opte pour le modèle contraire :

 

100 % mépris

 

Paris, le 02 juin 2026

 

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Bandeau fin 2026